| “Au moment où le Dci connaît un succès mondial, il est pour le moins incompréhensible qu’il ne l’ait pas en Algérie…” Par cette phrase lu dans un entretien paru dans un quotidien national le mercredi 31 mai 2006, le patron de Renault-Algérie, StephanGaloustian, veut faire admette à tous que c’est seul chez nous, dans notre pays, où ce moteur (Dci) n’apas marché, et la cause selon lui, il la justifie “…Je ne reviendrais pas, par ailleurs, sur la qualité du carburant que tous lesconducteurs automobiles présents en Algérie ont soulevé à maintes reprises, pour les préjudices techniques causés sur les véhicules …” |
Ce que S. Galoustian ne dit
pas ou peut-être ne sait pas, puisqu’il est fraîchement installé à la
tête de la représentation de la marque au losange, c’est que Renault
Algérie n’a jamais décrié ni mis en cause la qualité du carburant,
lorsqu’au mois d’août 2003, un client qui a acquis une Mégane II
flambant neuf est tombé en panne quelques jours après pour cause de ce
moteur Dci. Le malheureux client s’est vu même refusé la réparation, vu
qu’elle est toujours sous garantie. C’est avec des menaces et son sit-in
au niveau de la direction générale que cet Algérien s’est fait
entendre. L’auto-marché en a fait la Une le mois de septembre 2003. Une
autre affaire qui a concerné ce même moteur, publiée au mois de février
2003 dans le quotidien El Watan, n’a pas connu elle aussi de réponse de
la part des représentants de la marque au losange. M. Galoustian croit
remédier au problème et rétablir l’image de ce Dci par une mission
précise “ la communication et le marketing”. Sur ce point, on est
totalement sur la même longueur d’ondes, et nouspourrons espérer que
Renault Algérie s’ouvre et affiche une transparence réelle sur les
produits qu’il commercialise, cependant rien n’est juste, car rien
n’indique ni ne montrecette volonté. Renault Algérie refuse de répondre à
nos questions comme il l’a aussi fait pour Dacia Logan qui a connu des
échecs en Allemagne et en France lors des tests d’évitement où le
véhicule a fait des tonneaux et a été classé par le club ADAC et L’auto
journal comme véhicule moins sûr, et là aussi notre journal en a fait la
Une en août 2005. Vous l’aurez remarqué de vous même entre 2003 et
2006, Renault n’a à aucun moment fait le moindre communiqué de presse
pour expliquer les différentes défections ou autres problèmes sur le
système d’injection pour rassurer la clientèle algérienne. Ce mépris
affiché lui a été fatal en perdant des parts de marché et sa position de
leader. Dans le même entretien accordé à notre confrère, le patron de
Renault Algérie se dit confiant en précisant “que depuis quelques mois,
ce problème n’est plus d’actualité…” Encore une erreur, car dans le
classement des meilleures ventes, aucun modèle Renault n’est classé dans
le top 5. Pour la qualité du carburant, le ministère de l’Energie et
des Mines avait déjà réagi par le passé, quand un concessionnaire, lors
d’une conférence de presse, avait fait la même déclaration.